LE JOUR DU DÉPASSEMENT ou Overshoot Day est l’indicateur d’obésité des pays industriels


Depuis 10 jours (au 12/08), nous les humains, individuellement et collectivement nous avons consommé la totalité des ressources que la terre peut produire en un an

En somme depuis le 02 aout nous entamons les réserves

Depuis le 02/08, l’humanité vit donc à crédit.

Bizarre on a pas vue la banque de la planète terre réclamer le payement de ses traites

Bah oui en se basant sur notre expérience de vie, sans qu’aucun de nous n’ai jamais vécu de restriction sur les cinq mois de l’année ou on nous dit que l’humanité vie à crédit, on est en droit de ne pas bien saisir ce « crédit ».   

Voici une tentative pour traduire l’abstrait « crédit de l’humanité » en faits concrets bien que non palpable au quotidien :

Pour servir leurs clients, les industries puisent dans les ressources naturelles au-delà du renouvellement (naturel ou des découvertes de nouveaux gisements) et au-delà des réserves. Nous achetons des produits sans savoir ce que ça implique pour les générations suivantes, ni pour la biodiversité ou pour les habitants des pays producteurs de matières premières.

De quelles ressources parle t’on ?  Elles sont :

  • minérales,

  • végétales,

  • énergétiques (pétrole/gaz etc),

  • bois,

  • eau, poissons etc.

Pour que nous ayons l’impression que rien ne change (l’offre reste tjrs aussi abondante) d’une part les producteurs entament les réserves (stock) de sorte qu’elles atteignent des niveaux proches de l’épuisement  

 Exemple 1 : le stock de poisson

État de la ressource en 2000

Exemple 2 : quelques minerais

Concernant les métaux il ne reste que 45 ans de stock pour le moins abondant, si la croissance mondiale reste identique

Les deux exemples sont tirés du mooc Economie Circulaire et Innovation de l’UVED

D’autre part elles décuplent leur productivité au travers de technologies nocives pour l’environnement et notre santé. Cachant au passage le coût de leurs nuisances pour tous et cherchant à faire financer les réparations par les citoyens (ou les Etats).

Un autre subterfuge brouillant la visibilité des habitants des pays riches, est le fait que pour produire les biens que nous consommons, les pays industrialisés captent une part conséquente des ressources de pays en développement. C’est invisible et indolore pour nous, tout comme l’exploitation de main d’œuvre à bas coup.

Par exemple l’industrie du textile non contente de baisser la qualité de ses produits (grandes marques en tête – en 10 ans l’épaisseur des T shirts et jean à été divisée par deux, pas le prix) se cache derrière ses sous traitants au Bangladesh pour produire dans des conditions impensables en Europe. Pour mémoire l’effondrement de l’immeuble de confection le Rana Plaza à fait 1127 morts.


Les risques sont nombreux et déjà à l’œuvre :

  1. évènements climatiques extrêmes : engendre des pénuries et un climat difficile pour la survie de l’homme
  2. diminution des espèces animales – extinction
  3. concurrence pour les ressources – conflits armés – migrations

DES PISTES POUR L’ACTION :

Notre principal levier quotidien réside dans NOS ACHATS. Ils financent des industries plus ou moins vertueuses. C’est un pouvoir considérable.

L’idée pour agir contre la finitude des ressources et le réchauffement climatique que notre mode de consommation entraine est d’insérer progressivement dans notre liste de course des produits vertueux en remplacement des produits gros émetteurs de  GES.

  1. Passer d’une consommation uniquement tournée vers le plaisir, à une consommation prenant en compte les conséquences de nos achats : pour les salariés qui les produisent, pour notre environnement et le réchauffement climatique, pour notre santé

  2. Réduire votre consommation de produits congelés (la chaine : production/transport/ conservation/décongélation est très consommatrice d’énergie, donc d’émissions de GES)

  3. Acheter aussi local que possible et/ou adhérer au panier bio d’une Amap – insérer une part d’aliments bio dans vos achats, et pour ceux qui le peuvent passer à 100 %.

  4. Manger moins souvent de viande et de poisson mais de bonne qualité.
    Au lieu de manger ces aliments transformés par les IAA acheter a des producteurs garantissant la qualité … (et le bon traitement des animaux)

  5. Ne plus acheter de produits à base d’huile de palme ou de toutes autres source de déforestation : ex. briochettes et nombre de viennoiseries, nutella etc.

  6. Remplacer petit à petit vos ampoules par des ampoules LED (mobiliser vous pour que leur prix baisse nous sommes passé d’une ampoule à incandescence à 4€ à des Led à 17 € alors que cette technologie est anienne) – Isoler votre logement

  7. Privilégier les produits réparables et recyclables, exiger la garantie à 10 ans (proposition d’ong jamais acceptée). Bannir les marques ayant pour culture l’obsolescence programmée (souvent dans les secteurs de l’informatique : imprimantes, mobiles, ordinateurs et de l’électroménager et du textile).

  8. Faire un maximum de trajets en vélo, covoiturer, utiliser les transports en commun

  9. Réutiliser – recycler. Pour apprendre à réparer l’imprimante ou le mixeur vous pouvez vous inscrire dans un FabLab comme le SQYlab de Saint-Quentin*. En plus d’éviter de puiser dans des ressources surexploitées, vous développerez votre créativité et vos compétences. C’est épanouissant et rappeler vous que pour un fournisseur un client incompétent est un client dépendant, donc un client captif !

Plus de solutions : ici – ou adhérer à une association de transition comme SQYeT (page adhésion)


Une des sources de ce post est l’article de WWF France

Site du SQYLab – voir la rubrique à qui s’adresse le SQYLab.

Comme la description ne rend pas justice à la richesse des possibilités offertes au SQYLab, vous trouverez une description plus étoffée à la rubrique Pourquoi venir du cousin Sunlab

Lien cours vers l’article : http://wp.me/pOqHX-1Yn

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