les Paroles de jardiniers + la Fête des Fermes = une Belle journée au jardin


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Visite record au jardin de Cocagne et au jardin pédagogique ce dimanche 1 juin 2014, avec un millier d’habitants, adhérents, bénévoles qui ont profité du beau temps pour découvrir jardins et partenaires !

Au jardin pédagogique, nous avons chanté, plié de l’origami, écrit de la poésie et de la prose sur les thèmes de la nature et bien sûr nous avons mis les mains dans la terre pour planter un cadran du potager mandala en tomates, courges et citrouilles !

Ci-dessous, une belle collection, un Florilège de textes écrits et lus au jardin « Les mains dans la terre » lors de la journée Paroles de Jardiniers, le 1e juin dernier.

Deux acrostiches pour l’aneth

Aller libre, enivré, sentir cette odeur suave

Nouer, dénouer, souvenirs d’enfance

Entre rocailles, fleurs, feuilles et insectes

Tige flasque et ferme, parfum de fenouil

Hologramme fractal d’une nature généreuse

Aneth, avec ta couleur verte

Notre nez est arrêté

Et notre bouche, de la taille d’une mouche

T’attend lentement

Ho ! Aneth ! Quelle fête

Une drôle de recette

Après avoir très tôt cueilli de belles fraises sur la colline des cacatoès en ayant pris soin de leur chuchoter à l’oreille je ne t’aime pas, laissez-les tranquillement prendre un bain de bouedans la baignoire. Après ce petit traitement de gros mots, le début d’une grande cuisson commence. Il s’agit de rendre les choses salées sans les épicer, mais juste avec un peu d’eauet de poivre. Et c’est là que Monsieur Carro commence sa fameuse recette Lissandro.

Début et fin d’un texte de Jules Renard avec le milieu réécrit :

Elle sort d’une touffe d’herbe qui l’avait cachée pendant la chaleur. Elle traverse l’allée de sable à grandes ondulations. Elle se garde d’y faire halte et un moment se croit perdue dans une trace de sabot de jardinier.

Arrivée aux salades, elle bifurque vers la droite, en direction des plants de tomate. Non pas que les légumes l’intéressent tellement culinairement, mais elle a toujours aimé leurs couleurs, leurs odeurs, les abris qu’ils offrent. Et puis il n’est pas rare d’y croiser un petit mulot, venu glaner quelques graines, ou un petit crapaud dodu. La couleuvre s’arrête finalement près du puits, au centre du jardin, où elle prend le soleil, paisible comme un reptile.

En pressentant qu’il fera froid cette nuit, elle est bien aise de se mettre un boa autour du cou.

Eloge de la pomme de terre

J’aime la pomme de terre quand je suis fatigué

J’aime la pomme de terre avec de la viande

J’aime la pomme de terre si elle est chaude

J’aime la pomme de terre et les lasagnes

J’aime la pomme de terre en frite

J’aime la pomme de terre je cultive

J’aime la pomme de terre qui danse

Blette

Je suis une blette et j’habite dans un grand jardin aux Molières. Ma voisine de droite est une fraise et mon voisin de gauche un navet. Un renard passe souvent devant moi, mais il ne s’intéresse pas à moi. Des papillons viennent souvent sur mes feuilles. Je passe mes journées à rêver et mes nuits à dormir. Mon rêve le plus fou est de voyager dans le monde entier.

Et deux poèmes de notre invité Stéphane :

De la poésie

La poésie, se cherche aux endroits

Bien anodins, que l’on trouve partout

Mieux un discours qui se conte sur tout

Elle décrit, quelque terre de groie

Se rencontre, ici là-bas ailleurs

Fermer les yeux, se voit notre vide

Ne suffit pas, d’être un gouailleur

L’importance, c’est relier lucide

La libellule

À hauteur de vue

Je me souviens a mû

Une petite chose

Qui vole et se pose

Elle est longue gracieuse

Verte ou bleu toujours harmonieuse

Des ailes transparentes

La transporte le long des sentes

Ensoleillées estivales

La voir est un festival

Ambulante dans sa bulle

Vogue la libellule

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