« La ville nouvelle et le développement durable » une visite guidée…


Visite proposée par le Musée de la Ville et de la Maison de l’environnement, des sciences et du développement durable (MESDD) Samedi 29 janvier. Bravant le froid, vingt personnes sont présentes à l’invitation de la MESDD et du Musée de la Ville. Nous montons dans le bus et partons pour un circuit à travers la ville nouvelle pour (re)découvrir des quartiers et des opérations réfléchies selon les objectifs du développement durable1. Tous les projets ne satisfont pas à tous les critères de développement durable ; chaque projet sera décrypté par rapport à l’un ou plusieurs des objectifs. Extrait de la visite guidée : Dans le quartier des Merisiers, à Trappes, les nouvelles constructions de logements auront pignon sur rue, avec des commerces au rez-de-chaussée, pour transformer le rapport à la rue et favoriser la vie de quartier

  

 Le futur quartier de l’Aérostat, à Trappes, actuellement une friche, est un lieu pivot entre plusieurs quartiers ; une place urbaine devrait matérialiser un carrefour à l’échelle humaine. La terre végétale sera déplacée et conservée sur place pendant les travaux, puis restituée.

 La fluidité des circulations entre quartiers est un volet important de la réflexion.

  

 Dans le quartier de la Clef Saint-Pierre, à Elancourt, les entreprises et la mairie ont mis en place un PDIE (plan de déplacements inter-entreprises) pour limiter les émissions de CO2. Dans ce quartier, la crèche de la Maison bleue a été construite selon une conception bioclimatique. Des logements en construction intègrent des murs végétalisés (image à gauche).

 

 Les espaces généreux qui bordent la voirie à Elancourt font partie de la trame verte et bleue de la ville nouvelle. Ces espaces sont gérés selon les principes de gestion différenciée des végétaux (des variétés indigènes et une gestion économe adaptée aux espèces, peu d’eau, une ou deux fauches par an seulement pour permettre un support de vie à la biodiversité, …). Ces espaces, prévus à l’origine pour une voirie beaucoup plus large, sont aujourd’hui des espaces végétaux pour lesquels on pourrait imaginer une vocation utilitaire en plus de celle d’agrément (une agriculture urbaine locale par exemple).

 

 La zone d’activités Trappes-Elancourt, un peu désuète, sera peut-être une future plateforme ferro-routière associée à la gare de triage de Trappes. Dans le quartier du Manet, à Montigny-le-Bretonneux, des capteurs solaires thermiques et photovoltaïques sont installés sur les immeubles collectifs de logements sociaux réalisés par la SCIC du Manet bordant l’avenue de Kierspe, produisant respectivement de l’eau chaude et de l’électricité solaires.

 La réflexion autour du futur quartier de la Remise associe les habitants selon la méthode ADDOU (approche pour le développement durable des opérations d’urbanisme), expérimentée dans l’agglomération de Rennes. La biodiversité et la rigole au cœur de la friche seront respectées. On peut néanmoins se poser la question de savoir s’il faut construire sur un espace naturel ou si d’autres opportunités de construction pourraient être exploitées.

 Les jardins de Cocagne, à la ferme de Buloyer, à Magny-les-Hameaux, cultivent et proposent des paniers de légumes aux adhérents. Les bonnes volontés sont les bienvenues pour aider à préparer les paniers (image en haut).

 

 

 

 

 

 

Dans les quartiers de la Mare Jarry et du Pont-du-Routoir, à Guyancourt, sur les lieux de l’ancienne pépinière Moser, de nouveaux logements ont été construits en tenant compte des grands arbres de la pépinière et du paysage qu’ils créent pour les riverains. Les logements sociaux ont été construits en allant légèrement au-delà des objectifs de la RT 2005 (réglementation thermique).

Près de la gare de Saint-Quentin-en-Yvelines, le nouveau siège social d’ETDE, filiale de Bouygues, est un bâtiment BBC (bâtiment basse consommation) qui devrait consommer 35 kWh/m2/an, soit mieux que la RT 2012 (50 kWh/m2/an) (image à gauche). Ce bâtiment a mis en œuvre une isolation par l’extérieur, un double vitrage, une ventilation double flux, un chauffage aux granulés de bois, une régulation performante, générant un sur-investissement de 10-15% qui devrait être compensé par les économies de charges et de gestion.

En face, la réhabilitation thermique de l’immeuble de bureaux Malakoff est à remarquer. Pour imaginer la ZAC Centre (zone d’aménagement concertée) autour de la gare, un appel à idées est actuellement en cours.

                                                                                                    Merci à Isabelle Barikosky de la MESDD et Hélène Gauducheau du Musée de la Ville de nous avoir présenté la ville nouvelle dans son contexte historique et sous l’éclairage de ses démarches de développement durable. Une visite qui nous a permis également, en tant que passagers, d’identifier au fil du circuit des potentiels pour valoriser une ville davantage autonome de ses ressources locales.

(merci à Pascale Czobor pour son compte rendu de cette visite)

1

  1. la conservation de la biodiversité, la protection des milieux et des ressources
  2. la lutte contre le changement climatique
  3. l’épanouissement des êtres humains
  4. la cohésion sociale et la solidarité entre territoires et générations
  5. la dynamique de développement avec des modes de production et de consommation responsables
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