« un Verger dans ma Ville » : une première visite aux pépinières Dumont

14 octobre 2010 : Notre première visite aux pépinières Dumont

Historique, localisation et conduite du verger

C’est encore imprégnée de l’odeur de la camomille que nous avons foulée dans les allées et de la saveur ferme, sucrée et juteuse de cette grosse pomme rouge à couteau qui nous a ravi le palais sur le chemin du retour, que j’écris ces lignes sur notre 1ère visite des pépinières Eric Dumont.

Un petit voyage dans le temps d’abord, pour cette entreprise héritière d’une longue lignée de 13 générations de pépiniéristes dont l’ancêtre Charles Baltet fut un horticulteur pépiniériste troyen réputé à l’échelle européenne, qui a écrit un grand nombre d’ouvrages de référence dont le fameux « l’art de greffer ». Il possédait un grand savoir-faire sur la conduite des greffes et a aussi produit des variétés. C’est lui qui eut l’idée de greffer la vigne française sur des porte-greffes américains résistants au phylloxéra.

Au niveau spatial, la pépinière est située à l’est de Troyes, dans l’Aube, à la limite du Parc Régional de la Forêt d’Orient, depuis la dernière guerre. Elle est constituée d’un verger de 9ha5 composé de « vrais » arbres : comme on en voyait autrefois. Sa conduite dans l’esprit de l’agriculture biologique est de tradition et peu de modifications ont été apportées pour l’obtention du label AB qui sera effectif en 2011.

Les variétés : du porte-greffe à la récolte

La plupart des variétés de ce verger datent du 19e siècle, certaines remontant au 18e ou 17e, voire 16e s. pour les poires, donnant à cette collection un caractère unique au niveau européen. Les arboricultures françaises, belge et anglaise se sont développées avec l’industrialisation qui a vu fleurir les jardins bourgeois en ville. Parallèlement à une forte émulation au niveau de la formation, qui s’est intensifiée dans tous les domaines, cette époque connut une explosion au niveau de la création variétale, résultat des observations sur le terrain et des croisements effectués par les pépiniéristes. Les variétés créées étaient adaptées aux petits jardins urbains.

Un soin minutieux est apporté à chaque plante qui bénéficie de tout le savoir-faire du pépiniériste jusqu’au moment de la vente d’une plante aboutie, façonnée traditionnellement et sans être poussée. Cette attention a un prix justifié par la durée du façonnage qui est plus long qu’en pépinière industrielle : d’un an pour les tiges et de 2 ans pour les espaliers.

Epilogue

Le soleil nous a réchauffés après un moment passé dans la brume matinale d’automne, les pieds humides de rosée. Nous avons beaucoup apprécié l’accueil simple et direct du chef de culture qui nous a accompagnées et nous a donné tous ces détails dans une grande confiance. Nous avons fini cette visite de qualité en beauté, parées d’un plein cageot de pommes de toutes tailles et toutes couleurs et de quelques coings pour la gelée. L’enthousiasme ressenti sur le moment n’a pas diminué et nous avons le sentiment d’être au début d’une belle aventure menée en coopération. A nous tous de la poursuivre et de la faire fructifier.   Françoise, le 16 octobre 2010

Pour savoir plus, voir « Projets » et ensuite « un Verger dans ma Ville »

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